Je n’ai jamais été une adepte des équipe exclusivement féminines. En fait, les filles peuvent vite m’ennuyer et mes collègues sont plutôt chichiteuses, cancanneuses et même, pour certaines, un peu bêtes (ce qui n’est en rien lié à leur sexe bien entendu). Or, dans mon couloir, nous sommes 7 femmes et 2 hommes, qu’on a parqués ensemble (sans doute par peur du harcèlement sexuel et/ou moral que nous pourrions exercer sur eux) tout au fond du couloir aveugle (à 2 dans un bureau de 4 personnes là où je partage le bureau voisin, un bureau individuel, avec une autre fille…) et qui ne viennent qu’à temps partiel donc autant dire quasiment jamais. Ecrasante majorité de girls, donc.
Or, depuis peu, nous avons accueilli un 3e collègue qui vient d’un autre service et a demandé son transfert (ou a été chassé, on ne sait pas, évidemment). On l’a installé dans le bureau de l’autre côté du mien, en plein territoire féminin.
Que dire…? D’abord, il a tout vu, tout vécu et assène moultes théories péremptoires… Déjà là, il me gonfle. Mais en plus, il donne de nombreux coups de fil personnel, cela peu me chaut si ce n’est qu’il parle haut et fort pour faire des blagues débiles genre: « c’est la charmante transexuelle que vous avez rencontrée hier soir qui vous appelle… » ou parler de sa vie privée (qui ne l’est plus, du coup), il proclame qu’il doit faire sa sieste quelles que soient les circonstances et, donc, fait la sieste au bureau après déjeuner, je l’ai entendu tenir des propos très limites limites en matière de tolérance raciale, il a sorti un « les femmes, c’est fait pour ça » à propos de la vaisselle commune, et j’en passe… Alors oui, ce pourrait être de l’humour. Bien dosé. Bien placé. Dans la bonne conversation. Mais là, non, ma voisine de clapier et moi sommes d’accord: ce mec est un gros beauf !!!
Et ce qui me sidère c’est que mes collègues féminines, donc, font la roue et minaudent comme des collégiennes alors que la plus jeune doit avoir 48 ans au bas mot, qu’elles sont toutes casées (j’ai pas dit heureuses…) et que le mâle en question est tout sauf comestible… Dès qu’il ouvre la bouche pour débiter de sa grosse voix grasse des âneries sans nom, elles gloussent et s’esclaffent. Aucune n’a encore osé lui dire que c’est un grossier merle, pourtant elles sont 3 à partager son bureau (nous avons la chance d’être deux dans le suivant et d’entendre tout ça au travers du prisme protecteur de la cloison et de la porte ouverte). Et là, qu’ouis-je?! ^-^ Elles lui font le café!
Mais où va le monde, ma bonne dame? Est-ce pour ça que nos mamies se sont battues, vous croyez?